Çà y est! Le grand jour est arrivé! Nous attaquons la montée du Machu Pichu. Réveil a 3h30. Nous empruntons le chemin vers 4h00 en compagnie d'un colombien cuisinier à Barcelone et dont les parents travaillant pour l'UNESCO ont résidé jusqu'à l'âge de ses dix ans à Paris. Il parle donc le français. Nous arrivons au pont permettant l'accès vers le site. Il n'ouvre qu'à 5h du matin. Nous devons donc patienter un moment avant d'entamer la montée fantastique.
Un réveil matinal et un rythme trop élevé au départ ont raison de moi. Je lève le pied et j'arrive en nage à l'entrée du site, 1h00 plus tard et 500 mètres plus haut. Nous avons gagné le droit de grimper au Waynapichu (seuls 400 personnes par jour y sont autorisées) à 7h00. A 6h00 les portes du site sont ouvertes et la magie attendue s'opère. La beauté du lieu, sous le soleil levant vaut la douleur de son accession.
Grandiose, Sublime, Majestueux, Étonnant...les superlatifs manquent. Le cadre de la cité Inca, les constructions et leur organisation sont impressionnantes. La vue du haut du Waynapichu est inoubliable malgré les 45 mn de grimpette. Nous y arborons, une nouvelle fois la bannière bretonne au grand plaisir d'un couple de grenoblois ayant des amis bretons, d'une bretonne expatriée, d'une anglaise hilare et d'un russe admiratif et surpris.
Nous passerons au total 6 heures sur le site ensoleillé. Une chance car ces deux derniers jours étaient, paraît-il, brumeux et humides.

Arborant le maillot du Guipavas Oxygène, flanqués du Gwen a Du, nous sommes interpellés par les autres voyageurs de tout la Bretagne et présents sur le site.
Nous redescendons vers Agua Calientes par le même chemin que le matin. Une fois arrivés et douchés nous allons soulager nos jambes meurtries aux bains chauds et souffrés. Nous nous laissons infuser une heure avant de retrouver la table de l'Indio Feliz et déguster une truite à la mangue...du bonheur.
Il ne fallait pas finir la journée sur une mauvaise note...,-)

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