Nous prenons le bateau en compagnie d'Olga. Première étape : les îles Uros . Que dire de ces Îles ?
Sinon que se sont des îles flottantes indigestes. Elles sont au nombre de 50 où vivent à peu près 2000 personnes. A l'origine ce sont des indiens fuyants la tyrannie des Incas qui se sont installés sur ces bancs de roseaux.
Le principe de construction est le suivant : l'entremêlât des racines des roseaux forme la base de la structure.
Les roseaux sont coupés et empilés du diamètre le plus important au plus fin sur une épaisseur de 3 mètres environ. Dessus nous trouvons les habitations également en roseaux en forme de "tipi" pour les plus anciennes et parallèlépipédique pour les modernes. Les fameux bateaux ayant inspiré le Kon-Tiki sont amarrés à ces îles. Le reste n'est que commerce. Selon Olga notre guide seulement 30% de la population des Uros vit sur l ile. Les autres viennent juste faire le show pour les touristes et vendre leur produit. Lorsque nous demandons à Olga ce qu'elle en pense. Elle nous répond : "C'est le Disneyland péruvien" avec une pointe d'amertume.
Nous quittons sans regret ce lieu qui nous met mal à l'aise pour l'île de Amamtani. Nous débarquons avant les autres membres du groupe pour regagner la demeure familiale d'Olga. Nous sommes accueillis par sa mère Victoria.
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| Olga et Victoria |
Nous nous couchons rapidement pour pouvoir nous réveiller à 5h30 le lendemain. La nuit ne sera pas aussi froide que nous pouvions le penser. Mais le lit matrimonial, creusé en son milieu, rendra le sommeil discontinu. Nous nous levons bien avant l'heure prévue et bien avant notre hôte, ce qui nous laisse le temps de nous préparer. Victoria nous appelle pour le petit déjeuner. Pannequeque, pain, beurre, confiture et infusion de muñia (plante sauvage de la famille de la menthe) sont dévorés avec plaisir.
Nous redescendons vers le port pour retrouver le groupe initial et naviguer vers l île Taquile. L'île est classée par l'Unesco au patrimoine de l'humanité pour la qualité de la confection de ses textiles.
Autre particularité, sur cette île : ce sont les hommes qui tricotent. Petit tour sur le mini marché du lundi, sur la place principale dotée d'une mairie " ultra moderne ", dans la coopérative artisanale.
Nous déjeunons avec le groupe avant de descendre une cent cinquantaine de marches et rejoindre le bateau qui nous ramène vers Puno.
Nous quittons notre guide Olga en le remerciant vivement pour ces deux jours en sa compagnie et en lui assurant que nous ferons sa publicité en France.
Notre journée se termine par la visite du musée de la Coca et des costumes.


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