Les villes se suivent et ne se ressemblent pas. Après Sucre, la douce, voila Cochabamba, ou plutôt Cochabeurkba. Cette cite n'a de joli que son nom. Il sent le soleil, la lumière, la danse. Mais ce n'est qu'agitation, circulation de Dodge bigarres, mini bus et taxis polluants, concert de klaxons, rues mal odorantes. Même la place principale et sa cathédrale n'offrent que peu d'attrait : quelques colonnades abritant des commerces sans intérêt sauf le Café de Paris et son ambiance bistrot moderne style parisien revisité à la bolivienne.
C'est dans cette ville que je souffle donc ma dernière bougie de la quarantaine et la première de la réussite de mon pontage. Pour fêter cela nous dînons dans un petit restaurant populaire, Le Papichin. Nous choisissons un
plat régional : le silpancho. Il s'agit d'une escalope de veau panée couverte d'un oeuf sur le plat et servie sur une couche de riz et pommes de terre.
ses chambres entourant un patio rafraîchissant.
Jeudi nous quittons sans regrets Cochabamba pour Santa Cruz. Mais les désagréments continuent. La gare routière n'est qu'un modèle de désorganisation. Dès que nous pénétrons les lieux nous sommes agressés par les 
vociférations des rabatteurs des compagnies de bus. Au moment d'enregistrer nos bagages auprès de la Bolivar (la compagnie de notre choix), il y a trois départs simultanés à se présenter au même comptoir (Potosi, La Paz et Santa Cruz). C'est le foutoir. Après une demi-heure de patience, notre tour arrive enfin. Mais la galère se prolonge. Sur les quais, les bus de Potosi et La Paz ne "décollent" pas. Chaque compagnie semble faire comme bon lui semble. Il n'y a pas de gestion des flux. Les bus circulent dans tous les sens et créent des embouteillages monstres dans la zone d'embarquement. Bref, nous partirons avec près d'une heure de retard. Heureusement, nous avions choisis un bus cama (lit). Ce qui rend le voyage plus confortable. A quatre du matin, nous nous réveillons, le bus est arrêté. Nous n'en connaissons pas la cause. Il semble qu'il y ait un accident impliquant notre véhicule. La police est là. La durée de l'arrêt est inconnue. Il y a même une personne qui monte dans le bus pour annoncer la possibilité de prendre des taxis pour continuer le voyage. Au moment où cette personne descend du bus, ce dernier redémarre et notre poursuivons notre route. Nous arrivons à Santa Cruz avec deux heures de retard.
.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire