dimanche 31 octobre 2010

Etap'O Perou_Bolivie_Aéroport Santa Cruz

J+28 : Samedi 30 Octobre 2010

5h00 du mat: Santa Cruz s'éveille. Les rues sont vides.Le taxi roule vers l'aéroport. Vingt minutes plus tard nous sommes arrivés. Le comptoir American Airlines est encore fermé. Nous patientons jusqu'à six heures. Nous sommes le troisième groupe de personnes devant le comptoir au moment de l'ouverture. Nos bagages sont rapidement enregistrés. Nous avons donc largement le temps de prendre un petit déjeuner pour écouler nos derniers bolivianos et dollars. A 8h30 nous rejoignons la salle d'embarquement. Le temps passe doucement. Arrive  9h00 puis 9h20 l'heure du décollage théorique, mais aucun appel à monter à bord. Une annonce nous invite à patienter quelques minutes, une seconde nous dit que l'embarquement s'effectuera dans une minute puis finalement la troisième nous avertit que le vol est annulé pour des raisons techniques.
Commence, alors, une longue attente au guichet de l'American Airlines pour connaître les solutions de compensation. D'après un sud américain, la compagnie américaine est coutumière du fait. Il en est personnellement victime pour la troisième fois. Toutes les rumeurs circulent : vol décalé au soir, vol du lendemain à la même heure, transfert vers La Paz ou Lima pour rejoindre ensuite Miami. L'équipe de l'American Airlines est sur les dents. D'autres francophones doivent rejoindre Paris. Il s'agit de deux jeunes filles belges, une institutrice suisse et un couple lorientais. Les deux belges, étant plus avancées dans la file d'attente, ont les premières une solution de rechange. Celle-ci leur permet de rejoindre Londres le Lundi via Lima et Miami. Vient le tour de la suissesse puis  le notre, en compagnie des Lorientais(les bretons ont unis leurs forces pour faire face). Après tergiversations nous arrivons à la proposition Lima-Miami-Paris avec une escale de 11 heures à Miami et une arrivée à Paris le Lundi Matin. Michel et Marie(les lorientais), ayant déjà fait une escale à Miami pour venir en Bolivie, savent qu'il est possible de sortir de l'aéroport pour profiter de la ville. Nous acceptons la proposition. Rassurés nous allons déjeuner. A 14h30 nous nous présentons de nouveau au guichet pour l'enregistrement. Et nouvelle surprise, le vol vers Lima ayant été surbooké, il est impossible de le prendre. Nos amies belges et suisses sont également logées à la même enseigne. Nouvelles discussions pour trouver les vols qui pourront nous conduire à Paris Lundi. Au début, notre interlocutrice peu avenante ni aimable, nous dit sèchement qu'il n'y a pas d'autre solution qu'une arrivée le mardi matin. Devant notre désapprobation et ne voulant pas faire d'effort supplémentaire, elle démissionne et nous demande de nous adresser à sa "supervisor". Nous nous exécutons. Après quelques recherches, la solution proposée est la suivante : Départ de Santa Cruz le dimanche a 16h00 avec la compagnie Aerosur. Il s'agit d'un vol direct vers Madrid. Arrivée à Madrid à 09h00 et correspondance avec un vol Air France vers Charles de Gaule à 10h15. Le temps du transfert nous paraissant court, nous voulons l'assurance que nos bagages ne sont pas à récupérer à Madrid avant d'embarquer vers Paris. L'American Airlines dit ne pas connaître le fonctionnement de l'Aerosur et si elle pense que cela est le cas, ne peut l'assurer. Nous allons alors voir la compagnie qui, dans un anglais approximatif, affirme que les bagages vont "directement à Paris". Nous faisons confiance et acceptons la proposition. Marie et Michel ayant leur voiture sur la région parisienne, ils proposent de nous conduire  jusque Lorient où mon père viendra nous chercher. L'offre de l'American Airlines est accompagnée d'une nuit à l'hôtel, le taxi aller et retour, les repas du soir et lendemain midi.
Nous arrivons à l'hôtel Yotau. C'est un établissement 5 étoiles boliviennes. La chambre est en fait une suite avec salon, cuisine, chambre et lit immenses, balcon. En bref, bien loin de tout ce que nous avons fréquenté jusqu'à présent. Contre mauvaise fortune, nous faisons bon coeur, et nous profitons de ce luxe mis à disposition.








Nous nous endormons en espérant que le lendemain ne nous offrira plus d'autres mauvaises surprises.

Etap'O Perou_Bolivie_ Santa Cruz


J+27  : Vendredi 29 Octobre 2010

Nous avons atteint le terme de notre voyage. La première adresse d'hôtel choisi dans le Routard sera la bonne. Il s'agit du Globetrotter. Une guesthouse agréable et calme avec son grand patio, des chambres spacieuses et climatisées. Ce dernier point n'est pas un luxe car la ville est dans une chaleur moite inhabituelle pour nous depuis le début de notre séjour.


Le centre ville ne présente d'intéressant que sa place principale et sa cathédrale. En ce lieu se trouve le Club Social, un restaurant populaire où nous déjeunons. Ce n'est pas cher 21 Bolivianos (env. 2,10 €) par personne pour un repas complet : entrée, plat et dessert. Et de plus c'est bon.


Nous allons également flâner dans le marché. Mais nous n'y restons pas trop longtemps car nous nous n'y sentons pas à l'aise, de nombreux yeux lorgnent sur mon appareil photo et surtout il n'offre que peu d'intérêt.

Le soir nous dînons dans un restaurant tenu par un allemand: La Casona. Le décor est bucolique et les tables extérieures sont éclairées à la bougie. Les assiettes sont belles et bonnes.

Nous nous couchons tôt car le lendemain le taxi nous attend a 5h00 du matin pour nous conduire à l'aéroport.

samedi 30 octobre 2010

Etap'O Perou_Bolivie_Cochabamba

J+25 et 26 : Mercredi 27 et Jeudi 28 Octobre 2010

Les villes se suivent et ne se ressemblent pas. Après Sucre, la douce, voila Cochabamba, ou plutôt Cochabeurkba. Cette cite n'a de joli que son nom. Il sent le soleil, la lumière, la danse. Mais ce n'est qu'agitation, circulation de Dodge bigarres, mini bus et taxis polluants, concert de klaxons, rues mal odorantes. Même la place principale et sa cathédrale n'offrent que peu d'attrait : quelques colonnades abritant des commerces sans intérêt sauf le Café de Paris et son ambiance bistrot moderne style parisien revisité à la bolivienne.

La seule attraction étant son gigantesque Christ de la Concorde perché sur la colline dominant la ville. Ses 33 mètres de haut et son altitude (2500 m) font de lui l'édifice du genre le plus grand et le plus élevé du monde. Rio ne peut que pleurer....
Le marché de Cochabamba est à l'image du reste bruyant et puant.

C'est dans cette ville que je souffle donc ma dernière bougie de la quarantaine et la première de la réussite de mon pontage. Pour fêter cela nous dînons dans un petit restaurant populaire, Le Papichin. Nous choisissons un plat régional : le silpancho. Il s'agit d'une escalope de veau panée couverte d'un oeuf sur le plat et servie sur une couche de riz et pommes de terre.

L'hôtel Florida où nous logeons est assez agréable avec
ses chambres entourant un patio rafraîchissant.

Jeudi nous quittons sans regrets Cochabamba pour Santa Cruz. Mais les désagréments continuent. La gare routière n'est qu'un modèle de désorganisation. Dès que nous pénétrons les lieux nous sommes agressés par les
vociférations des rabatteurs des compagnies de bus. Au moment d'enregistrer nos bagages auprès de la Bolivar (la compagnie de notre choix), il y a trois départs simultanés à se présenter au même comptoir (Potosi, La Paz et Santa Cruz). C'est le foutoir. Après une demi-heure de patience, notre tour arrive enfin. Mais la galère se prolonge. Sur les quais, les bus de Potosi et La Paz ne "décollent" pas. Chaque compagnie semble faire comme bon lui semble. Il n'y a pas de gestion des flux. Les bus circulent dans tous les sens et créent des embouteillages monstres dans la zone d'embarquement. Bref, nous partirons avec près d'une heure de retard. Heureusement, nous avions choisis un bus cama (lit). Ce qui rend le voyage plus confortable. A quatre du matin, nous nous réveillons, le bus est arrêté. Nous n'en connaissons pas la cause. Il semble qu'il y ait un accident impliquant notre véhicule. La police est là. La durée de l'arrêt est inconnue. Il y a même une personne qui monte dans le bus pour annoncer la possibilité de prendre des taxis pour continuer le voyage. Au moment où cette personne descend du bus, ce dernier redémarre et notre poursuivons notre route. Nous arrivons à Santa Cruz avec deux heures de retard.
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vendredi 29 octobre 2010

Etap'O Perou_Bolivie_Sucre

J+ 23 et 24 : Lundi 25 et Mardi 26 Octobre 2010


Sucre est certainement la ville la plus jolie que nous ayons visitée. Elle inspire calme et sécurité. Elle a gardé beaucoup de son charme colonial. L'ambiance est très animée en fin de journée, comme en Espagne. Les rues présentent de nombreuses constructions issues de la présence espagnole.
La cathédrale est un superbe édifice. Elle est située sur la place du 25 mai. C'est à cette date en 1809 que fut proclamée la République indépendante de Bolivie. Sucre s'appelait alors Plata (argent), en rapport au minerai qui en faisait la richesse. Son nom actuel vient du Général Sucre, un des compagnons de lutte pour l'indépendance avec Bolivar (qui donna son nom au pays) et qui fut le réel premier Président du pays. Toute l'histoire de l'indépendance de la Bolivie peut être vue dans la Casa de la Libertad, à travers des tableaux d'époque ou plus récents, quelques objets ayant appartenu aux acteurs de l'époque et les explications d'un guide parlant français(le luxe...!). Sucre fut  la première capitale bolivienne avant que La Paz ne prenne les pouvoirs exécutifs et législatifs, ne laissant à la cité du Chuquisaca que le pouvoir législatif. La cour suprême siège à Sucre et la ville regorge d'avocats.
L'autre lieu sympathique de Sucre, à proximité du marché central, est la salteneria "El Patio" où le tout Sucre fait la queue, le matin, pour déguster de succulentes salteñas(au poulet ou à la viande). Il parait que le dimanche, il faut être très patient pour obtenir son ticket de dégustation.

Faculté de Droit de Sucre


Nous irons également voir la Faculté de Droit (...très à gauche). C'est un beau bâtiment blanc avec une cour intérieure à colonnades, où, parait-il, quelques fois les portraits de Bolivar ou du Che sont exhibés.




Le mardi nous sommes descendus jusqu'au parc Bolivar qui présente, entre autres particularités, une mini Tour Eiffel. Comme nous arrivons sur les lieux nous sommes attirés par une agitation colorée et bruyante. Il s'agit d'une fête étudiante. Chaque département d'étude (Psycho, Infirmier, Socio,...) tient un stand où il explique devant un jury les us, coutumes et costumes d'une région et conclut, pour certain, par une démonstration de la danse traditionnelle.
Le soir nous quittons nos amis "tour de mondistes" pour prendre le bus de la compagnie Trans-Copacabana. Nous prenons la route à 19h30 vers Cochabamba.

jeudi 28 octobre 2010

Etap'O_Perou_Bolivie_Potosi

J+ 22 : Dimanche 24 Octobre 2010




Nous arrivons avec le mini bus de Diana Tours(assez confortable malgré les apparences) vers 2h du matin à Potosi. Nous sommes déposés par le taxi devant l'hôtel San Marcos que nous a réservé l'agence d'Ulluni la veille.
C'est un hôtel à la décoration baroque, très religieuse, autour de San Marco nous le supposons. Pour visiter les mines, vers 9h00, nous sommes pris en charge par une jeune femme parlant anglais avec un fort accent teinté de coca qui lui enfle la joue. Elle nous conduit d'abord dans une boutique où nous devons acheter des produits à offrir aux mineurs que nous pourrions rencontrer. Au choix, il y a : de la coca, des aliments déshydratés (banane, céréales,...), cigarettes sans feu, boissons, et bâton de dynamite. Nous optons sur les conseils de notre guide pour les feuilles de coca et une boisson. Ensuite nous passons dans un local pour revêtir des vêtements de protection , des bottes et un casque de sécurité. Ainsi vêtus nous arrivons devant la mine. On nous équipe d'une lampe frontale.
Nous pénétrons dans la mine Rosario. Nous nous enfonçons lentement dans l'obscurité. La première partie du conduit datant de l'époque des colonisateurs espagnols, ses parois sont consolidées par des pierres. Plus loin les parois ne sont plus étayées que par du bois. Après quelques minutes nous croisons un mineur quittant les lieux où il travaille depuis 5h00 du matin. Il nous parle un peu de ses conditions de travail. Vous le devinez sans doute se ne sont pas les meilleures. Les problèmes principalement rencontrés étant les brûlures dans le dos dues aux batteries des lampes frontales et leur électrolyte réagissant avec l'humidité ambiante.
La carrière d'un mineur se décompose à peu près comme suit:
- Tout d'abord il est "assistant" c'est à dire qu'il pousse les wagonnets remplis de pierre(matière) et tri les cailloux.
- Ensuite au bout de trois-quatre ans, il prépare le matériel pour les mineurs(outillage, dynamite).
- Au bout de quelques années, il peut devenir mineur pour le compte de propriétaires. Il touchera entre 25 et 30 % de la valeur de sa production.
- Enfin, s'il a les moyens il peut intégrer la coopérative et être " à son compte". Mais, cela passe par un droit d'entrée compris entre 150 et 200 $US. L'attribution d'une parcelle d'exploitation est du ressort du conseil d'administration de la coopérative.
La matière extraite par les mineurs est totalement rachetée par des compagnies qui en tire les minerais recherchés (Argent, Zinc, Étain)

Autrefois, les mines de Potosi étaient la propriété de l'état Bolivien. Les mineurs avaient un salaire fixe, des outils performants leur étaient attribués et l'infrastructure de la mine entretenue. Depuis 1985 et la chute boursière des métaux à Londres, l'état Bolivien a abandonné l'exploitation de Potosi. Les mineurs ont souhaité continuer l'extraction des métaux. L'état leur a accordé ce droit mais sans apporter aucune aide financière ni technique. Depuis les mineurs doivent eux même acquérir les outils(marteaux pneumatiques, compresseurs,...) pour pouvoir extraire les quantités suffisantes qui leur permettront de vivre décemment. Il est fréquent que des vols d'outillage se produisent dans la mine.

Lors de notre descente vers les fonds (nous n'irons pas plus bas que 75 m sous la surface) nous rencontrerons des galeries étroites que nous devons franchir quasiment en rampant. Nous ferons connaissances avec Gulac : la divinité que les mineurs  fêtent deux fois par an en lui faisant des offrandes (feuilles de Coca, Cigarettes, alcool,...) afin d'attirer ses bonnes grâces, les protégeant et leur apportant prospérité.


Comme nous sommes un Dimanche, nous ne verrons pas de mineurs en action. Ceci n'est pas sans nous déplaire. Nous aurions certainement été mal à l'aise d'observer des personnes dans la pénibilité de leur quotidien. Nous ressortons au bout de deux heures, en nage car à l'intérieur de la mine il fait environ 35 degrés.


Après avoir retrouvé une allure de touriste, nous faisons le tour de la ville. Celle-ci ne manque pas de charme. Il est très agréable de se promener dans les ruelles avec leurs nombreuses maisons coloniales. Nous déjeunons copieusement dans le restaurant El Fogon à la  décoration sympathique.
Nous finirons notre visite par le couvent Santa Teresa. L'accueil y est chaleureux car les employées connaissent la Bretagne et plus particulièrement les crêpes dentelles, Pont L'Abbé et les coiffes Bigouden...! Le cadre est magnifique car ce couvent est né de la volonté de riches familles espagnoles. Nous sommes obligés d'écourter notre visite car nous avons rendez-vous avec le taxi collectif devant nous conduire à Sucre.


Nous sommes six du voyage. Un homme travaillant dans le tourisme parlant le français, et une jeune mère de famille avec son bébé de deux mois. La route est en excellent état mais la conduite "pittoresque" bolivienne rend le trajet parfois crispant surtout avec la tombée de la nuit. Nous arrivons toutefois indemnes devant l'hôtel de notre choix " La Dolce Vita". Celui-ci, tenu par un couple franco-suisse, est malheureusement complet. Mais le propriétaire donne un coup de fil et nous trouve un autre lieu de résidence. Le taxi, sur ses indications, mous déposera devant ...le consulat de France de Sucre. Le consul arrive an même temps que nous et nous ouvre ses portes. Nous avons le choix entre un petit appartement avec chambre, salon et cuisine ou une chambre avec baño(salle de bains). Nous optons pour la deuxième solution. Comme nous prenons possession des lieux, un jeune couple de français arrive. Ils s'appellent Viviane et Nicolas, Ils logent au dessus de nous. Ces parisiens font une pause d'une semaine à Sucre dans leur tour du monde de dix mois qui débute.

Nous dînons au restaurant Los Balcones qui domine la plaza 25 de Mayo (du 25 mai). Au menu chorizo typique de la région. C'est un peu sec mais bon.

mardi 26 octobre 2010

Etap'O Perou_Bolivie_Salar de Ulluni & Sud Lipez

J+ 19-20 et 21 : Jeudi 21, Vendredi 22 et Samedi 23Octobre 2010.


Bus de nuit pour un voyage de 12 heures avec la compagnie PanAmerican. Cela nous change de Cruz Del Sur. Le confort est bien sommaire. Fini la qualité du service, proche des grandes compagnies aériennes, qu'offre Cruz del Sur. Plus nous avançons vers Uyuni plus le froid envahi le bus. On nous propose alors des couvertures poussiéreuses pour pallier au manque de chauffage. Toutefois nous avançons et le passage de la route asphaltée à la piste pierreuse se fait sans trop de douleur. A l'approche de notre destination, notre bus fait un arrêt imprévu. Le mécano se précipite à l'extérieur et saisit en soute différents outils puis nous l'entendrons s'acharner à coup de marteau sur la roue avant droite. Cela dure une dizaine de minutes. Certains passagers sont déjà descendus munis de l'ensemble de leurs affaires pour essayer de trouver un autre véhicule qui leur permettra de parcourir les 25 derniers kilomètres. Mais le bus redémarre et tout le monde regagne sa place pour prolonger le voyage. 10 km plus loin, nouvel arrêt et même gesticulation. Cette fois-ci l'usage de grosses pierres est obligatoire. Le doute s'installe sur notre possibilité d'atteindre Uyuni dans le délai. Le miracle se produit et le bus s'ébranle encore une fois. Nous arrivons enfin. La responsable de l'agence organisatrice de notre circuit dans le Salar  nous attend et nous conduit dans ses locaux. Le départ est prévu vers 10h30. Nous avons donc le temps de prendre un petit déjeuner et de flâner dans les rues d'Uyuni.

Nous retrouvons les trois jeunes déjà croisées auparavant (Terminal Terrestre de Cusco et La Paz). Elles font également un circuit de trois jours dans le désert mais avec une autre agence.  A 10h30, les personnels de notre agence nous appellent pour prendre le départ. Nous les suivons et nous arrivons devant un 4x4 ou, surprise, nos trois demoiselles s'installent. En effet nous allons faire route ensemble. Les agences, ici, s'arrangent pour "optimiser" leur véhicule en les complétant. Et pour atteindre le chiffre de six, nous accueillons quelques centaines de mètres plus loin une autre jeune femme. L'équipe est désormais au complet et l'aventure commence. Nous arrivons enfin à mettre des prénoms sur les visages trois fois croisés : il s'agit de Cécile et Isabelle, deux futurs ingénieures en mécanique industrielle, en fin de cycle au Chili, de  Charlotte ex étudiante dans le même domaine et s'accordant un voyage avec ses copines en guise de break avant de chercher un emploi. Nos autres compagnons de route sont Jacqueline, enseignante Luxembourgeoise, en congé sabbatique avant d'enseigner l'anglais à Lima puis ensuite au Vietnam et Hector, notre guide et chauffeur.

 Le circuit débute par la visite du cimetière des locomotives. Il s'agit des premières machines provenant de France et Angleterre qui servaient au transport des minerais vers le Chili ou l'Argentine (la mémoire me reviendra...!?) Ensuite visite en un lieu où le sel est traité (apport d'iode) et conditionné pour la vente. La production du sel d'Uyuni n'est destinée qu'à la consommation nationale. Il n'y a pas d'exportation.
Enfin, après quelques minutes de route, nous arrivons au fameux Salar. Nous roulons sur cette étendue blanche qui s'étale sur près de 12 500 km². C'est éblouissant...! Nous roulons jusque l'Ile Inca Huasi. L'image est surprenante nous avons l'impression d'être dans un film fantastique. Au milieu de l'immensité immaculée surgit une île couverte de cactus géants dont le sol est constitué de squelette de corail. Nous déjeunons à cet endroit avant de nous y promener. Après cela nous allons délirer photographiquement quelques kilomètres plus loin. En effet, dans le Salar la tradition veut que les visiteurs se prennent en photo dans des positions singulières et en trompe l'oeil. C'est un moment joyeux ou Hector fait preuve de beaucoup d'expérience dans le domaine.

Ayant épuisé notre imagination (du moins la mienne) nous reprenons le 4x4 pour quitter le Salar et pénétrer le désert. Si la mer de sel est un paysage extraordinaire, nous roulons désormais vers une région qui vous submerge d'images plus belles les unes que les autres.

Le désert du sud Lipez est un bonheur pour les yeux. Les volcans le cernant se muent en palette pour artiste peintre. Ils affichent toutes les tonalités de l'ocre jusqu'au blanc crème. Les lagunes rivalisent de beauté en se parant de couleurs différentes. Ainsi verrons nous, dans l'ordre, la Laguna Canapa, la laguna Blanco, laguna Azur, la laguna Colorada(la plus belle avec ces rouges, bleus, jaunes et noirs qui la composent), la laguna Verde. Sans parler de la faune: lamas, vigognes, chinchilla, flamants roses venant compléter le tableau.
Pour notre première nuit, nous dormons dans un hôtel de sel. Il est fait en briques de sels. Le sol et les "sommiers" sont également en sel. Nous passons une excellente nuit. Le lendemain nous continuons notre découverte du désert et ses lagunes. Nous finiront la journée par la lagune Colorada en passant par l'arbre de Pierre. 

A 4 800 mètre, le froid arrive vite au coucher du soleil. Nous nous couchons dans un réfrigérateur, pour nous lever à 4h00 le lendemain  matin dans un congélateur. A cette heure la température doit être inférieure à -5 degrés. Nous prenons la route couverts de plusieurs couches de vêtements vers les geysers et surtout les "agua calientes". Nous sommes le deuxième véhicule à arriver sur les lieux. Ce qui nous permet de profiter pleinement les bienfaits de ce bain dans une eau à plus de 30 degrés, avant que la foule des touristes n'arrivent.
Réchauffés et détendus, nous pouvons enfin déjeuner. Nous continuons ensuite notre chemin vers la frontière chilienne. Notre route nous fait passer par la laguna Verde. Arrivés au poste frontière nous quittons nos compagnes de route. Elles prolongent leur route vers le Chili. Quant à nous, nous sommes partis pour huit heures de 4x4 jusqu'Uyni. Nous y arrivons vers 18h00, Hector notre chauffeur est épuisé. Nous le quittons pour prendre le bus qui nous amène vers Potosi.


jeudi 21 octobre 2010

Etap' O Pérou_ Bolivie_La Paz

J+18 : Mercredi 20 Octobre 2010.

Eglise San Francisco
Avant de prendre la route vers Ylluni, nous avons la journée pour visiter La Paz. Avec le jour et une bonne nuit de sommeil, la sensation oppressante de la ville s'estompe. Nous déambulons d'abord du coté du Mercado Buenos Aires. C'est un marché ouvert et populaire se tenant dans la rue Buenos Aires et attenantes.
Après avoir erré plus d'une heure, nous nous dirigeons vers la place Murillo. Pour ce faire, nous empruntons la rue Saganarda. C'est une rue sympathique où les boutiques touristiques se succèdent. Un bon moment de lèche vitrine....
Place Murillo
Enfin, nous arrivons Place Murillo. Nous y trouvons le Palais Présidentiel, le Palais Législatif (gouvernement) et la Cathédrale. Ainsi que le lampadaire auquel fut pendu le président Villaroel en 1946.

Puis nous reprenons notre errance dans les rues de La Paz. Le hasard nous guidera dans une ruelle joyeusement animée. Nous arrivons, hélas, trop tard. Il s'agissait d'un rassemblement de groupes folkloriques se reposant après avoir dansé en public. Toutefois, cela nous offre l'opportunité d'admirer les costumes traditionnels et de prendre quelques clichés. 


Nous continuons notre déambulation jusque l'heure de rejoindre l'hôtel et nous préparer à prendre le bus vers Ulluni. Nous croiserons le chemin de quelques voyageurs rencontrées auparavant au Perou : Cyril le "donateur" du Petit Futé (qu'il a récupéré avec joie et sans problème à Cusco), et trois jeunes françaises vues à la gare routière de Cusco.

mercredi 20 octobre 2010

Etap'O Pérou_Bolivie

J+17: Mardi 19 Octobre 2010

Aujourd'hui nous disons au revoir au Perou. Issac, le patron du Cricarlet, nous offre en guise de cadeau d'adieu deux petits lamas en tricot.

Le trajet vers La Paz est assez pittoresque. Nous prenons tout d'abord un bus de la compagnie Tour Perou qui nous conduit jusque la frontière péruvo-bolivienne. Les différentes transactions douanières et policières effectuées du côté péruvien, nous franchissons la frontière à pieds et recommençons les démarches administratives de coté bolivien.


Frontière Bolivo-Péruvienne
 
 Puis nous regrimpons dans le bus qui s'arrête 8 km plus loin à Copacabana. Nous débarquons et nos sacs sont transférés dans un autre bus (bolivien celui-ci) appartenant au groupe hôtelier Rosario. Comme par hasard... un hôtel du groupe se trouve non loin de cet arrêt. Il possède également un restaurant. Il est, bien sur, midi, et nous avons une heure devant nous.... Vers 13h30 nous reprenons la route, 45 mn plus tard nouvel arrêt pour traverser le lac. Le bus doit pendre  un bac et nous, une petite barque. Coût 1,50 bolivianos par personne non inclus dans le billet du voyage.

Les images vues le long du trajet font oublier ces petits désagréments. Le lac Titicaca est encore plus magnifique du cote bolivien, la cordilière Royale des Andes étale sa beauté quand les nuages s'écartent.

Et lorsque nous pénétrons dans La Paz, nous subissons un nouveau choc en voyant ces milliers de constructions accrochées aux flancs de la montagne et qui plongent vers le centre ville. On a beau être prévenu. L'émotion est au rendez-vous.

Mais lorsque nous entrons au coeur de La Paz, le choc est moins magique. La densité des véhicules et des êtres humains circulant oppressent un peu.
Nous trouvons un hôtel proche de notre point d'arrivée : l'Hostal Copacabana(est oui on est poursuivi par ce nom...!).La chambre est propre, le prix modéré et il y a une agence de voyage. Nous y réservons pour le lendemain notre billet vers Uyuni ainsi qu'un circuit de 3 jours et 2 nuits dans le Salar. Nous récupérons notre retard sur le programme. Théoriquement de Uyuni nous devrions rallier rapidement Potosi et Sucre.