dimanche 31 octobre 2010

Etap'O Perou_Bolivie_Aéroport Santa Cruz

J+28 : Samedi 30 Octobre 2010

5h00 du mat: Santa Cruz s'éveille. Les rues sont vides.Le taxi roule vers l'aéroport. Vingt minutes plus tard nous sommes arrivés. Le comptoir American Airlines est encore fermé. Nous patientons jusqu'à six heures. Nous sommes le troisième groupe de personnes devant le comptoir au moment de l'ouverture. Nos bagages sont rapidement enregistrés. Nous avons donc largement le temps de prendre un petit déjeuner pour écouler nos derniers bolivianos et dollars. A 8h30 nous rejoignons la salle d'embarquement. Le temps passe doucement. Arrive  9h00 puis 9h20 l'heure du décollage théorique, mais aucun appel à monter à bord. Une annonce nous invite à patienter quelques minutes, une seconde nous dit que l'embarquement s'effectuera dans une minute puis finalement la troisième nous avertit que le vol est annulé pour des raisons techniques.
Commence, alors, une longue attente au guichet de l'American Airlines pour connaître les solutions de compensation. D'après un sud américain, la compagnie américaine est coutumière du fait. Il en est personnellement victime pour la troisième fois. Toutes les rumeurs circulent : vol décalé au soir, vol du lendemain à la même heure, transfert vers La Paz ou Lima pour rejoindre ensuite Miami. L'équipe de l'American Airlines est sur les dents. D'autres francophones doivent rejoindre Paris. Il s'agit de deux jeunes filles belges, une institutrice suisse et un couple lorientais. Les deux belges, étant plus avancées dans la file d'attente, ont les premières une solution de rechange. Celle-ci leur permet de rejoindre Londres le Lundi via Lima et Miami. Vient le tour de la suissesse puis  le notre, en compagnie des Lorientais(les bretons ont unis leurs forces pour faire face). Après tergiversations nous arrivons à la proposition Lima-Miami-Paris avec une escale de 11 heures à Miami et une arrivée à Paris le Lundi Matin. Michel et Marie(les lorientais), ayant déjà fait une escale à Miami pour venir en Bolivie, savent qu'il est possible de sortir de l'aéroport pour profiter de la ville. Nous acceptons la proposition. Rassurés nous allons déjeuner. A 14h30 nous nous présentons de nouveau au guichet pour l'enregistrement. Et nouvelle surprise, le vol vers Lima ayant été surbooké, il est impossible de le prendre. Nos amies belges et suisses sont également logées à la même enseigne. Nouvelles discussions pour trouver les vols qui pourront nous conduire à Paris Lundi. Au début, notre interlocutrice peu avenante ni aimable, nous dit sèchement qu'il n'y a pas d'autre solution qu'une arrivée le mardi matin. Devant notre désapprobation et ne voulant pas faire d'effort supplémentaire, elle démissionne et nous demande de nous adresser à sa "supervisor". Nous nous exécutons. Après quelques recherches, la solution proposée est la suivante : Départ de Santa Cruz le dimanche a 16h00 avec la compagnie Aerosur. Il s'agit d'un vol direct vers Madrid. Arrivée à Madrid à 09h00 et correspondance avec un vol Air France vers Charles de Gaule à 10h15. Le temps du transfert nous paraissant court, nous voulons l'assurance que nos bagages ne sont pas à récupérer à Madrid avant d'embarquer vers Paris. L'American Airlines dit ne pas connaître le fonctionnement de l'Aerosur et si elle pense que cela est le cas, ne peut l'assurer. Nous allons alors voir la compagnie qui, dans un anglais approximatif, affirme que les bagages vont "directement à Paris". Nous faisons confiance et acceptons la proposition. Marie et Michel ayant leur voiture sur la région parisienne, ils proposent de nous conduire  jusque Lorient où mon père viendra nous chercher. L'offre de l'American Airlines est accompagnée d'une nuit à l'hôtel, le taxi aller et retour, les repas du soir et lendemain midi.
Nous arrivons à l'hôtel Yotau. C'est un établissement 5 étoiles boliviennes. La chambre est en fait une suite avec salon, cuisine, chambre et lit immenses, balcon. En bref, bien loin de tout ce que nous avons fréquenté jusqu'à présent. Contre mauvaise fortune, nous faisons bon coeur, et nous profitons de ce luxe mis à disposition.








Nous nous endormons en espérant que le lendemain ne nous offrira plus d'autres mauvaises surprises.

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